La santé économique des commerces de centre-ville suscite beaucoup de débats. A écouter les commerçant·es et certain·es élu·es, limiter la voiture dans les centre-villes entrainerait inévitablement la mort des commerces de proximité. Le Collectif Vélo Île-de-France a mené une enquête de terrain quantitative à Chelles, Ermont, Antony et Rosny, 4 villes de “moyenne couronne” où la voiture est encore omniprésente pour savoir si les client·es prennent réellement la voiture pour aller faire leurs courses.
Une majorité de client·es font leurs courses à pied
Les résultats sont clairs : la grande majorité des client·es viennent à pied, tandis que la voiture ne représente qu’une faible part des trajets. Il existe aussi un fort potentiel pour les déplacements à vélo, car la grande majorité des client·es vivent dans la commune avec des trajets faisables à vélo. Ces résultats sont à l’opposé de la perception des commerçant·es que nous avons également interrogés. Retrouvez toutes les résultats dans la première partie du livret.
Des perspectives pour transformer les centres-villes en faveur des piétons et des cyclistes
Si les voitures sont donc très présentes visuellement, les automobilistes à leurs volants sont loin d’être tous·tes des client·es des commerces de proximité. Autrement dit : l’apaisement n’est pas une contrainte, c’est une chance pour la revitalisation des commerces et pour redonner au centre-ville son vrai visage – celui d’un lieu de vie et de rencontre.
Alors comment faire pour rendre la rue à celles·eux qui la fréquentent réellement ? Vous trouverez des réponses dans la deuxième partie de ce livret. Nous y présentons des exemples inspirants et en extrapolant les recommandations essentiels pour mener à bien un projet d’apaisement.
